Le 15 juillet 2026, la Banque du Canada a opté de nouveau pour l'inaction, conservant son taux du financement à un jour à 2,25 %. Cette décision, qui ne surprend personne, témoigne de la position d'attente adoptée par la Banque, coincée entre une inflation qui continue de fléchir et un environnement mondial marqué par son lot d'incertitudes.
- Le taux préférentiel des institutions prêteuses restant ancré à 4,45 %, les propriétaires ayant opté pour une hypothèque à taux variable n'ont rien à craindre pour l'instant : leur taux, leurs versements mensuels et la part d'intérêt qui s'y rattache demeurent exactement les mêmes.
- Le portrait est différent pour les hypothèques à taux fixe, dont le prix suit de près les fluctuations des obligations d'État. Or, ces rendements obligataires se sont récemment envolés, propulsés par une flambée des tensions géopolitiques. Plusieurs institutions financières ont donc déjà ajusté leurs taux fixes à la hausse. La meilleure offre en matière de taux fixe assuré de 5 ans demeure néanmoins à 3,94 % chez Ratehub, une exclusivité qui tranche avec la tendance générale, la plupart des prêteurs affichant désormais des taux fixes de 5 ans qui franchissent le cap des 4 %.
- Cette annonce donne aussi un aperçu utile de ce qui attend les futurs acheteurs cette année. Selon la Banque, le marché immobilier canadien montre des signes de stabilisation, tandis que l'Association canadienne de l'immeuble (ACI) a récemment revu à la baisse ses prévisions de ventes pour 2026, un indicateur de la prudence qui continue d'animer les acheteurs. Le recul des prix résidentiels perdant de la vitesse et les taux fixes affichant une légère tendance haussière, il est peu probable que l'abordabilité connaisse une amélioration marquée à court terme.
- Enfin, cette décision maintient également le statu quo pour les autres types de crédit à taux variable, dont les prêts personnels et les marges de crédit, dont les frais d'emprunt resteront inchangés.