Les ventes de maisons au Canada restent stables en novembre
Le marché immobilier canadien a peu évolué en novembre, les ventes nationales de maisons ayant légèrement reculé de 0,6 % d’un mois à l’autre, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Cette légère baisse reflète davantage une pause après plusieurs mois de stabilisation qu’un ralentissement plus généralisé. Sur une base annuelle, les ventes ont diminué d’environ 11 %, même si l’activité mensuelle est demeurée globalement stable depuis l’été.
Shaun Cathcart, économiste principal à l’ACI, a décrit la situation actuelle comme une « phase d’attente » à l’approche de 2026, soulignant que certains vendeurs ont consenti à des ajustements de prix en novembre afin de conclure des transactions avant la fin de l’année. Parallèlement, il a mis en évidence le message récent de la Banque du Canada, selon lequel les taux d’intérêt se situent désormais à un niveau aussi bas qu’il est probable de voir pour ce cycle, ce qui pourrait inciter davantage d’emprunteurs à taux fixe à revenir sur le marché l’an prochain.
Les ventes ralentissent légèrement, mais le marché demeure équilibré
Bien que les ventes nationales de logements aient reculé tant sur une base mensuelle qu’annuelle, l’offre s’est également contractée, limitant ainsi tout changement marqué dans l’équilibre du marché. Les nouvelles inscriptions ont diminué de 1,6 % par rapport à octobre, contribuant au maintien de cet équilibre. En conséquence, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement augmenté pour atteindre 52,7 %, contre 52,2 % en octobre.
Un ratio se situant dans la fourchette basse des 50 % est généralement associé à des conditions de marché équilibrées. Bien que ce niveau demeure légèrement inférieur à la moyenne à long terme de 54,9 %, il indique que ni les acheteurs ni les vendeurs ne détiennent actuellement un avantage clair. Les données de novembre renforcent plutôt l’idée que le marché immobilier reste stable à l’approche des dernières semaines de l’année.
Les stocks demeurent stables, près des moyennes à long terme
Les conditions de l’offre de logements ont peu changé en novembre. Le nombre de mois de stocks s’est maintenu à 4,4 mois à l’échelle nationale, un niveau pratiquement inchangé depuis la période allant de juillet à octobre.
À titre de comparaison, la moyenne nationale à long terme se situe à cinq mois de stocks. Des niveaux inférieurs à 3,6 mois sont généralement associés à des conditions favorables aux vendeurs, tandis que des niveaux supérieurs à 6,4 mois tendent à favoriser les acheteurs. Le niveau observé en novembre demeure confortablement dans la zone d’équilibre, ce qui appuie l’idée que les conditions du marché se sont stabilisées plutôt que de se resserrer ou de se détendre de façon marquée.
Les prix des maisons fléchissent à mesure que les vendeurs font des concessions
Les prix des maisons ont légèrement diminué en novembre, ce qui suggère que certains vendeurs ont ajusté leurs attentes afin de conclure des transactions avant la fin de l’année. L’indice des prix des propriétés MLS® a reculé de 0,4 % d’un mois à l’autre, signalant des concessions modestes après plusieurs mois de relative stabilité.
Sur une base annuelle, l’indice des prix des propriété MLS® non désaisonnalisé a diminué de 3,7 % par rapport à novembre 2024, tandis que le prix de vente moyen national a reculé de 2 % d’une année sur l’autre pour s’établir à 682 219 $. Ces baisses indiquent que, même si la demande ne s’est pas complètement dissipée, les acheteurs continuent de bénéficier d’un certain pouvoir de négociation sur les prix.
Ce que cela signifie à l’approche de 2026
Les données de novembre dressent le portrait d’un marché immobilier canadien stable, mais prudent, à l’approche de 2026. Les ventes ont ralenti par rapport à l’élan observé au milieu de l’année, les stocks demeurent équilibrés et les prix s’assouplissent légèrement à mesure que les vendeurs ajustent leurs attentes. Ensemble, ces tendances suggèrent que le marché marque une pause plutôt que d’entrer dans une phase de repli.
Pour les acheteurs, les conditions actuelles demeurent relativement favorables. Les prix restent inférieurs à ceux de l’an dernier, le choix est raisonnable et les coûts d’emprunt semblent proches de leur creux probable pour ce cycle. Cette combinaison procure aux acheteurs une plus grande flexibilité et une marge de négociation accrue par rapport aux dernières années, même si la concurrence commence lentement à réapparaître.
Aditi Gupta, spécialiste du contenu
Aditi Gupta est spécialiste du contenu chez Ratehub, et se consacre plus particulièrement à la création de contenu informatif sur les prêts hypothécaires.