L’abordabilité résidentielle au Canada s’est améliorée dans 10 des 13 marchés en juillet 2026
Key takeaways
- L’abordabilité résidentielle s’est améliorée dans 10 des 13 villes canadiennes en juillet, Vancouver enregistrant la plus forte amélioration.
- Le recul des prix des propriétés a été le principal moteur de l’amélioration de l’abordabilité en juillet, tandis que la légère baisse du taux hypothécaire fixe de 5 ans moyen des grandes banques a eu une incidence minime.
- Ottawa, Fredericton et St. John’s ont été les seules villes où le revenu nécessaire pour acheter une propriété a augmenté.
L’achat d’une propriété est devenu légèrement plus abordable dans une grande partie du Canada en juillet, alors que le recul des prix des propriétés et une baisse modeste des taux hypothécaires ont contribué à réduire le revenu dont les acheteurs ont besoin pour se qualifier pour un prêt hypothécaire. Selon le Rapport sur l’abordabilité résidentielle de juillet de Ratehub.ca, l’abordabilité s’est améliorée dans 10 des 13 villes canadiennes analysées. Pour cette étude mensuelle, Ratehub.ca calcule le revenu qu’un acheteur devrait toucher pour se qualifier pour un prêt hypothécaire sur une propriété au prix moyen dans chaque marché, ce qui nous permet de suivre l’incidence des variations des prix des propriétés et des taux hypothécaires sur l’abordabilité d’un mois à l’autre.
Le recul des prix des propriétés a contribué à améliorer l’abordabilité en juillet
Les prix des propriétés ont reculé dans 10 des 13 villes incluses dans l’analyse de Ratehub.ca, Vancouver arrivant en tête avec une baisse de 10 300 $ du prix moyen des propriétés. Hamilton a suivi avec un recul de 7 600 $, tandis que Regina a vu ses prix baisser de 6 600 $. Toronto, Winnipeg et Montréal ont chacune enregistré des reculs de plus de 6 000 $.
Les coûts d’emprunt ont eux aussi légèrement diminué, le taux hypothécaire fixe de 5 ans moyen des cinq grandes banques canadiennes passant de 4,57 % en juin à 4,54 % en juillet. Le taux de la simulation de crise hypothécaire utilisé dans les calculs de Ratehub.ca est ainsi passé de 6,57 % à 6,54 %. Cela dit, la baisse de trois points de base du taux hypothécaire moyen est demeurée relativement faible et n’a pas contribué de façon significative à l’amélioration de l’abordabilité en juillet.
Ces résultats marquent un revirement notable par rapport à juin, alors que l’abordabilité s’était détériorée dans 11 des 13 marchés analysés par Ratehub.ca. Ce mois-ci, le fléchissement des prix des propriétés a suffi à réduire le revenu nécessaire pour se qualifier dans la plupart des villes étudiées.
Juillet 2026 : quel revenu faut-il gagner pour acheter une propriété au Canada?
Ce rapport est fourni à titre indicatif seulement. Les données reposent sur un prêt hypothécaire avec une mise de fonds de 10 %, un amortissement de 25 ans, des taxes foncières annuelles de 4 000 $ et des frais de chauffage mensuels de 150 $. Les taux hypothécaires correspondent à la moyenne des taux fixes de 5 ans des cinq grandes banques en juillet 2026 et juin 2026. Les prix moyens des propriétés proviennent de l’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP) de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI).
Les calculs de Ratehub.ca montrent que Vancouver a connu la plus forte amélioration de l’abordabilité en juillet. Le revenu nécessaire pour acheter la propriété au prix moyen a reculé de 2 540 $, passant de 226 400 $ en juin à 223 860 $ en juillet, alors que le prix moyen des propriétés a chuté de 10 300 $. Les versements hypothécaires mensuels ont diminué de 70 $, soit 840 $ par année, comparativement à une personne qui aurait acheté la propriété au prix moyen en juin.
Hamilton a enregistré la deuxième amélioration en importance, les acheteurs ayant besoin de 1 850 $ de moins en revenu annuel pour se qualifier pour la propriété moyenne. Le prix moyen des propriétés a reculé de 7 600 $, tandis que les versements hypothécaires mensuels ont diminué de 51 $, soit 612 $ par année. Toronto suit de près, le revenu nécessaire ayant reculé de 1 680 $ en raison d’une baisse de 6 200 $ du prix moyen des propriétés. Les versements hypothécaires mensuels à Toronto ont diminué de 47 $, soit 564 $ par année.
Seulement trois villes ont vu leur abordabilité se détériorer en juillet : Ottawa, Fredericton et St. John’s. Cela dit, les variations d’un mois à l’autre sont demeurées relativement faibles. Le revenu nécessaire a augmenté de seulement 20 $ à Ottawa, de 430 $ à Fredericton et de 590 $ à St. John’s. St. John’s a enregistré la plus forte détérioration des trois, accompagnée d’une hausse de 4 200 $ du prix moyen des propriétés et d’une augmentation de 15 $ des versements hypothécaires mensuels.
Ce que cela signifie pour les acheteurs canadiens pour le reste de 2026
L’amélioration de juillet offre un certain répit aux acheteurs potentiels, mais la poursuite de cette amélioration dépendra en grande partie de l’évolution des prix des propriétés et des taux hypothécaires. Du côté de l’emprunt, la Banque du Canada a maintenu son taux du financement à un jour à 2,25 % en juillet, assurant une stabilité aux emprunteurs à taux variable. La prochaine annonce de taux d’intérêt de la Banque est prévue pour le 2 septembre; elle donnera d’autres indications sur les perspectives des taux hypothécaires variables à l’approche de l’automne.
Les taux hypothécaires fixes, quant à eux, demeurent plus sensibles aux fluctuations des rendements des obligations du gouvernement du Canada. Le taux hypothécaire fixe de 5 ans assuré le plus bas offert est actuellement de 4,09 %, soit 10 points de base de plus que le mois dernier. Il existe toutefois encore des options à taux fixe avantageuses sous la barre des 4 %, notamment un taux fixe de 2 ans à 3,89 % et un taux fixe de 3 ans à 3,94 %. Les acheteurs potentiels peuvent aussi envisager d’obtenir une préapprobation hypothécaire afin de verrouiller le taux le plus bas offert aujourd’hui pour une période pouvant aller jusqu’à 120 jours.
Foire aux questions
Quelles villes canadiennes sont devenues plus abordables en juillet 2026?
Dix des 13 villes incluses dans le Rapport sur l’abordabilité résidentielle de Ratehub.ca sont devenues plus abordables en juillet 2026 : Vancouver, Hamilton, Toronto, Montréal, Regina, Winnipeg, Halifax, Calgary, Victoria et Edmonton. Vancouver a connu la plus forte amélioration, le revenu nécessaire pour acheter la propriété moyenne ayant reculé de 2 540 $ d’un mois à l’autre, suivie de Hamilton à 1 850 $ et de Toronto à 1 680 $.
Quelles villes canadiennes sont devenues moins abordables en juillet 2026?
Seulement trois des 13 villes étudiées sont devenues moins abordables en juillet 2026 : Ottawa, Fredericton et St. John’s. St. John’s a connu la plus forte détérioration, le revenu nécessaire pour acheter la propriété moyenne ayant augmenté de 590 $, suivie de Fredericton à 430 $. À Ottawa, l’abordabilité est demeurée pratiquement inchangée, le revenu nécessaire n’ayant augmenté que de 20 $ d’un mois à l’autre.
Quels facteurs influencent l’abordabilité résidentielle au Canada?
Plusieurs facteurs déterminent l’abordabilité de l’achat d’une propriété au Canada, notamment les prix des propriétés, les taux d’intérêt hypothécaires, la simulation de crise hypothécaire, votre mise de fonds, le revenu du ménage et les taxes foncières. Bien que le recul des prix des propriétés puisse améliorer l’abordabilité, la hausse des taux hypothécaires a souvent une incidence plus marquée, car elle fait augmenter les versements hypothécaires mensuels et le revenu nécessaire pour se qualifier pour un prêt hypothécaire. C’est pourquoi l’abordabilité s’est détériorée dans la plupart des marchés immobiliers canadiens en juin 2026, même si les prix des propriétés ont reculé dans de nombreuses villes.
Que mesure le Rapport sur l’abordabilité résidentielle de Ratehub.ca?
Chaque mois, Ratehub.ca analyse l’abordabilité dans 13 marchés immobiliers canadiens en combinant les données locales sur les prix des propriétés et les coûts d’emprunt hypothécaire actuels. Cette étude s’appuie sur les données de l’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP) de l’ACI et sur le taux hypothécaire fixe de 5 ans moyen des cinq grandes banques canadiennes.
Aditi Gupta, spécialiste du contenu
Aditi Gupta est spécialiste du contenu chez Ratehub, et se consacre plus particulièrement à la création de contenu informatif sur les prêts hypothécaires.
