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La baisse des taux et des prix a facilité l’achat d’une maison dans 8 des 13 marchés en 2025

Rapport sur l’abordabilité et bilan de l’année 2025 de Ratehub.ca

En matière d’accessibilité hypothécaire, 2025 restera dans les mémoires comme une année de répit temporaire. La Banque du Canada a donné suite aux cinq baisses de taux accordées en 2024 en procédant à quatre réductions supplémentaires, ce qui a fait diminuer le taux directeur de la banque centrale – qui influence directement les taux préférentiels des prêteurs et les taux d’emprunt variables – de 275 points de base au total par rapport à son sommet précédent de 5 %.

Cette évolution a offert un soulagement appréciable aux acheteurs potentiels. En conséquence, le taux hypothécaire variable moyen sur cinq ans au Canada est passé de 5,95 % en mai 2024 à 3,45 % aujourd’hui, un niveau qui n’avait pas été observé depuis l’été 2022. Les taux hypothécaires fixes ont également reculé de façon marquée au cours de l’année, passant d’un niveau supérieur à 4–5 % en 2024 à 3,84 % aujourd’hui.

Bien entendu, la capacité des acheteurs à s’établir sur leur marché local ne dépend pas uniquement des taux d’intérêt; les prix élevés des logements demeurent le principal obstacle à l’accession à la propriété, en particulier dans les marchés les plus coûteux du pays, comme Toronto et Vancouver. Cela dit, les acheteurs ont commencé à reprendre le dsessus de ces deux marchés en 2025, alors que la faiblesse des ventes et l’accumulation des stocks ont contribué à refroidir les conditions du marché dans la majorité des grandes villes canadiennes.

Le rapport sur l’abordabilité de Ratehub, qui suit mensuellement l’évolution des prix et des critères d’admissibilité hypothécaire à l’échelle du pays, révèle qu’en 2025, l’achat d’une maison est devenu plus accessible dans huit des douze marchés analysés.

L’étude, qui s’appuie sur les données relatives aux taux hypothécaires, aux prix des logements et aux changements apportés au test de résistance hypothécaire, calcule le revenu requis pour qu’un acheteur soit admissible à un prêt hypothécaire pour une propriété au prix moyen dans sa ville.

La plus récente édition indique que le taux hypothécaire fixe moyen sur cinq ans utilisé dans l’étude est passé de 4,7 % en janvier 2025 à 4,46 % en décembre, tandis que le taux du test de résistance correspondant a diminué de 6,7 % à 6,46 %. Combinée à la baisse des prix des maisons, cette situation signifie que, dans certaines villes, les acheteurs pouvaient gagner près de 20 000 $ de moins en décembre pour être admissibles à l’achat d’une propriété, comparativement au début de l’année.

Bilan de l’année 2025 : combien faut-il gagner pour acheter une maison au Canada?

Ratehub.ca 2025 year in review affordability report in French.

Dans l’ensemble, Hamilton est la ville ayant connu la plus forte amélioration des conditions d'abordabilité en 2025. Le prix moyen des maisons y a terminé l’année à 725 200 $, soit une baisse marquée de 80 200 $ par rapport à la moyenne de janvier, qui s’établissait à 805 400 $. Par conséquent, le revenu requis pour acheter une maison à Hamilton a diminué de 18 610 $, pour s’établir à 153 090 $. Cette évolution reflète une année de ralentissement du marché à Hamilton, où l’offre abondante a augmenté de façon constante. La ville, qui constitue un important centre de production d’acier, a également été durement touchée par les droits de douane imposés par Trump, ce qui a entraîné une baisse des revenus pour de nombreux ménages et possiblement incité davantage d’acheteurs à renoncer à l’achat d’une propriété.

La deuxième place revient à Toronto, qui vient d’enregistrer son plus faible volume de ventes annuelles en 25 ans, en partie en raison d’une surabondance croissante de condos. Les prix des maisons y ont reculé de 75 300 $ à la fin de l’année, pour atteindre une moyenne de 942 300 $. Cette baisse a entraîné une diminution de 18 590 $ du revenu requis pour acheter une maison, lequel s’établit désormais à 194 430 $.

Vancouver complète le trio de tête des villes où l'abordabilité s’est le plus améliorée. Comme à Toronto, le prix moyen déjà élevé des logements a continué de constituer un obstacle pour de nombreux acheteurs, tout comme les inquiétudes croissantes liées à l’incertitude économique et à la situation de l’emploi. Le prix moyen des maisons a diminué de 53 600 $ entre janvier et décembre, pour atteindre 1 114 800 $. Cela signifie que l’acheteur moyen à Vancouver aurait eu besoin de gagner 15 100 $ de moins pour acheter une maison, soit un revenu de 227 300 $.

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L’accessibilité à la propriété continuera-t-elle de s’améliorer en 2026?

Plusieurs facteurs influenceront l’évolution des prix des logements en 2026, mais si les prévisions économiques et celles des chambres immobilières se confirment, les prix devraient connaître une légère hausse. La première raison est que les taux d’intérêt ne devraient pas diminuer de façon significative, voire pas du tout, cette année. La Banque du Canada a clairement indiqué qu’elle prévoyait maintenir son taux directeur inchangé dans un avenir prévisible et qu’elle pourrait même envisager une hausse vers la fin de l’année si l’économie se raffermit.

Les taux hypothécaires fixes, pour leur part, sont demeurés stables depuis décembre, les investisseurs obligataires semblant beaucoup moins sensibles aux nouvelles turbulences commerciales aux États-Unis et à l’intensification des tensions géopolitiques. Contrairement au mois d’avril, où les rendements obligataires – et les taux fixes – avaient chuté en réaction à l’annonce par Trump de la « Journée de la libération » et de l’imposition de droits de douane, ils ont très peu réagi à l’invasion du Venezuela par les États-Unis. Cela dit, la volatilité pourrait demeurer élevée cette année; les pressions politiques visant à inciter la Réserve fédérale (l’équivalent américain de la Banque du Canada) à réduire prématurément ses taux pourraient entraîner une baisse des rendements obligataires mondiaux, ce qui aurait un effet direct sur les taux fixes au Canada. Pour l’instant toutefois, il semble que les taux fixes aient atteint leur plancher.

Les ventes de maisons devraient également connaître une reprise graduelle cette année, selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI). L’organisme national a révisé ses prévisions pour 2026 et anticipe une hausse de 5 % du nombre de transactions, particulièrement en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Ontario, ce qui exercerait une pression à la hausse sur les prix.

Beaucoup dépendra de la confiance des acheteurs potentiels qui se sont temporairement retirés du marché – dont plusieurs attendaient que les taux d’intérêt atteignent leur niveau le plus bas – ainsi que de l’éventualité de nouvelles surprises susceptibles de bouleverser les prévisions actuelles.

Penelope Graham, Directrice des contenus

Penelope Graham a plus de dix ans d'expérience dans le domaine de l'immobilier, des hypothèques et de la finance. Ses commentaires sur le marché du logement sont publiés dans les médias nationaux et locaux.