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Ratehub.ca est une entreprise fièrement détenue et exploitée par des Canadiens, dont les sièges sociaux sont situés à Toronto et à Montréal.

La baisse des prix des logements a amélioré l’abordabilité dans 12 des 13 villes canadiennes en janvier

Selon le dernier rapport sur l’accessibilité à la propriété de Ratehub.ca, il est devenu plus facile d’acheter une maison dans 12 des 13 grandes villes canadiennes en janvier 2026.
Cette amélioration est principalement attribuable à la baisse des prix des maisons sur plusieurs marchés en début d’année. À l’échelle nationale, l’Association canadienne de l’immobilier (ACI) a indiqué que l’indice composite national des prix des propriétés MLS® a diminué de 0,9 % en janvier par rapport au mois précédent. Le prix moyen national non désaisonnalisé des maisons s’est établi à 652 941 $, soit une baisse de 2,6 % par rapport à janvier 2025.

L’étude mensuelle de Ratehub.ca mesure l’incidence des variations des prix des propriétés, des taux hypothécaires et du test de résistance hypothécaire sur le revenu nécessaire pour acheter une maison au prix moyen dans chaque ville, ainsi que sur les mensualités hypothécaires correspondantes.

En janvier, le taux hypothécaire fixe moyen sur cinq ans utilisé dans nos calculs a légèrement diminué, passant de 4,46 % en décembre à 4,40 %, ce qui a fait passer le taux du test de résistance de 6,46 % à 6,40 %. Toutefois, ce sont les fluctuations des prix – et non les variations des taux – qui ont eu la plus grande incidence sur le pouvoir d’achat des acheteurs. « L’accessibilité à la propriété s’est améliorée dans toutes les villes que nous avons étudiées, sauf une, explique Penelope Graham, experte en prêts hypothécaires chez Ratehub.ca. Les taux hypothécaires ont légèrement diminué d’un mois à l’autre, mais pas suffisamment pour avoir une incidence significative sur le revenu nécessaire pour acheter une maison. »

Janvier 2026 : combien fallait-il gagner pour acheter une maison au Canada?

Janvier 2026 Ratehub.

Ce rapport est fourni à titre indicatif seulement. Les données reposent sur un prêt hypothécaire avec une mise de fonds de 10 %, un amortissement sur 25 ans, des taxes foncières annuelles de 4 000 $ et des frais de chauffage mensuels de 150 $. Les taux hypothécaires correspondent à la moyenne des taux fixes sur cinq ans des cinq grandes banques en janvier 2026 et en décembre 2025. Les prix moyens des logements sont tirés de l’indice des prix des propriétés MLS® de l’ACI.

La ville qui arrive en tête pour ce qui est de l’amélioration de l’abordabilité est Vancouver. Les ventes de maisons ont fortement ralenti en début d’année : selon la Greater Vancouver REALTORS® (GVR), les ventes résidentielles ont totalisé 1 107 unités en janvier, soit une baisse de 28,7 % par rapport à l’année précédente. Parallèlement, le nombre de propriétés disponibles a grimpé à 12 628, soit une augmentation annuelle de 9,9 %. Avec le ralentissement de la demande et l’augmentation de l’offre, la pression sur les prix s’est atténuée. Le prix moyen des maisons a diminué de 12 900 $ entre décembre et janvier pour s’établir à 1 101 900 $. En conséquence, le revenu nécessaire pour acheter une maison moyenne dans la région du Grand Vancouver a diminué de 3 600 $, tandis que le paiement hypothécaire mensuel estimé a baissé de 100 $, soit 1 200 $ par an.

Toronto et Ottawa ont également enregistré des gains importants en matière d’abordabilité. À Toronto, le prix moyen des maisons a diminué de 7 100 $, ce qui a réduit de 2 320 $ le revenu nécessaire pour acheter et abaissé la mensualité hypothécaire de 65 $. Ottawa a connu une dynamique similaire, les prix ayant reculé de 7 000 $ d’un mois à l’autre. Cela s’est traduit par une réduction de 1 940 $ du revenu nécessaire et une baisse de 54 $ de la mensualité.

Plusieurs marchés intermédiaires, notamment Victoria et Hamilton, ont aussi connu de modestes améliorations grâce à la baisse des prix. Même dans les villes où les prix des maisons ont légèrement augmenté, comme Calgary, l’abordabilité s’est améliorée en raison de la légère baisse des coûts d’emprunt.

La seule ville où l’abordabilité s’est détériorée

Montréal est le seul marché étudié où l’accessibilité à la propriété s’est détériorée en janvier. Contrairement à la plupart des grandes villes, la pression sur les prix s’est accentuée. Le prix moyen des maisons a augmenté de 6 600 $ d’un mois à l’autre pour atteindre 579 900 $. Cela a fait augmenter de 680 $ le revenu nécessaire pour acheter une maison moyenne. Dans ce scénario, un emprunteur montréalais paierait 16 $ de plus sur sa mensualité hypothécaire en janvier, soit 192 $ par an, par rapport à un achat effectué en décembre.

Quelle est la prochaine étape pour l’accessibilité à la propriété au Canada?

Les données de janvier confirment une tendance importante : à l’heure actuelle, les prix des propriétés ont plus d’incidence sur l’abordabilité que les taux hypothécaires. Bien que les coûts d’emprunt aient légèrement diminué d’un mois à l’autre, leur incidence sur les montants admissibles a été limitée. Ce sont plutôt les ajustements de prix qui ont été à l’origine de la majeure partie de l’amélioration du pouvoir d’achat.

Parallèlement, les baisses de taux semblent marquer une pause. La Banque du Canada a maintenu son taux cible à 2,25 % dans ses récentes annonces, indiquant que les décideurs estiment que les niveaux actuels sont appropriés compte tenu de la stabilisation de l’économie. Par conséquent, il est peu probable que les taux hypothécaires variables connaissent une baisse marquée à court terme.

Les rendements obligataires demeurent volatils, réagissant aux données économiques mondiales, aux tendances inflationnistes et aux signaux envoyés par les banques centrales. Comme les taux hypothécaires fixes évoluent en étroite corrélation avec les rendements obligataires, cette volatilité pourrait maintenir la fluctuation des taux fixes dans les mois à venir.

Pour les acheteurs qui entrent sur le marché, il demeure essentiel d’obtenir un taux compétitif. Une préautorisation permet de bloquer les taux actuels pendant 120 jours, ce qui vous protège contre d’éventuelles hausses pendant que vous recherchez un bien.

Aditi Gupta, spécialiste du contenu

Aditi Gupta est spécialiste du contenu chez Ratehub, et se consacre plus particulièrement à la création de contenu informatif sur les prêts hypothécaires.