Accessibilité du logement au Canada et tendances du marché
Faits saillants
- L'accessibilité à la propriété au Canada s'est améliorée en novembre 2025, le revenu requis pour acheter une propriété ayant diminué dans 12 des 13 principaux marchés, principalement en raison de la baisse des prix des maisons.
- Le taux moyen du test de résistance hypothécaire, basé sur une hypothèque fixe typique de cinq ans, s'est établi à 6,44 % (en baisse de 0,03 % par rapport à octobre).
Qu’est-ce qui a changé dans l’accessibilité au logement au Canada en novembre?
Le rapport sur l'abordabilité de novembre 2025 de Ratehub.ca indique que les conditions d’achat se sont améliorées dans 12 des 13 grandes villes canadiennes. Le rapport suit l’évolution mensuelle de l'abordabilité en s’appuyant sur les prix moyens des maisons, les taux hypothécaires et le test de résistance hypothécaire afin de déterminer le revenu requis pour acheter une maison au prix moyen dans chaque ville.
En novembre, la baisse des prix des maisons est demeurée le principal facteur d’amélioration de l'abordabilité, tandis que les coûts d’emprunt ont également joué un rôle secondaire. À la suite de la réduction de 25 points de base du taux directeur de la Banque du Canada à la fin octobre, le taux hypothécaire fixe moyen sur cinq ans utilisé dans l’étude a légèrement diminué, passant de 4,47 % à 4,44 %. Cette baisse a ramené le taux du test de résistance à 6,44 % et a légèrement réduit les seuils l'abordabilité.
Hamilton a affiché la plus forte amélioration d’un mois à l’autre. Avec le ralentissement des ventes et l’augmentation des stocks, les conditions du marché se sont rapprochées de l’équilibre, ce qui a freiné la croissance des prix. Le prix moyen des maisons a reculé de 12 500 $ pour s’établir à 734 700 $, ce qui a réduit de 2 780 $ le revenu nécessaire pour acheter une maison. Cette baisse s’est traduite par une diminution de 76 $ des mensualités hypothécaires, soit 912 $ de moins par année par rapport à octobre. L'abordabiliténe s’est détériorée que sur un seul marché. À Fredericton, une hausse de 2 700 $ du prix moyen des maisons a fait augmenter de 330 $ le revenu requis, entraînant une hausse de 9 $ des mensualités hypothécaires, soit 108 $ par année.
Pour l’avenir, le rapport laisse entendre que l’amélioration de l'abordabilité pourrait être limitée au cours des prochains mois. Dans son annonce du 10 décembre, la Banque du Canada a indiqué que le taux directeur, actuellement fixé à 2,25 %, devrait demeurer inchangé dans un avenir prévisible, maintenant les taux hypothécaires variables à des niveaux proches de ceux observés actuellement. Les taux hypothécaires fixes ont déjà augmenté en parallèle avec la hausse des rendements obligataires, le taux fixe sur cinq ans le plus bas s’établissant à environ 3,94 %.
À lire également : Il est devenu plus facile d’acheter une maison dans 12 des 13 villes canadiennes en novembre
Test de résistance hypothécaire en fonction du revenu requis par mois
Guide sur l'accessibilité du logement au Canada
Jamie David, Directrice principale du marketing et des opérations hypothécaires
Mise à jour de mai sur le logement au Canada
Selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), le marché immobilier canadien a montré des signes de stabilité en novembre, les ventes nationales de maisons n’ayant reculé que de 0,6 % d’un mois à l’autre, une baisse modeste qui reflète davantage une pause qu’un nouveau ralentissement. Bien que les ventes demeurent en baisse d’environ 11 % par rapport à l’an dernier, l’activité s’est largement stabilisée depuis l’été, contribuant au maintien de l’équilibre global du marché. Les nouvelles inscriptions ont également diminué, en recul de 1,6 % d’un mois à l’autre, ce qui a aidé à prévenir tout déséquilibre marqué du marché. Par conséquent, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement augmenté, passant de 52,2 % en octobre à 52,7 %, demeurant ainsi solidement dans la zone d’équilibre du marché. Les stocks sont également restés stables à 4,4 mois, un niveau proche des normes à long terme et clairement situé dans la zone d’équilibre.
Parallèlement, les prix des maisons ont légèrement fléchi, l’indice des prix des propriétés MLS® ayant reculé de 0,4 % par rapport au mois précédent et de 3,7 % en glissement annuel, ce qui laisse croire que certains vendeurs ont consenti à des concessions modestes afin de conclure des transactions avant la fin de l’année. Le prix de vente moyen national a diminué de 2 % d’une année à l’autre pour s’établir à 682 219 $. Dans l’ensemble, les données de novembre dressent le portrait d’un marché qui demeure stable à l’approche de 2026 : les ventes ont ralenti par rapport à la vigueur observée au milieu de l’année, l’offre reste bien alignée sur la demande et les prix s’assouplissent légèrement, laissant aux acheteurs une marge de négociation soutenue à un moment où les coûts d’emprunt semblent proches de leur creux probable pour ce cycle de taux.
Prix moyen des logements par ville et par mois
Ventes nationales par rapport aux taux hypothécaires fixes et variables
*Les données nationales sur les ventes de logements pour le mois de décembre ne sont pas encore disponibles, car les données sur les ventes de logements pour un mois donné ne sont pas publiées avant le mois suivant. Les données de décembre seront disponibles à la mi-janvier, lors de la publication des chiffres de vente de logements par l'ACI.
Prix de référence vs. prix moyen
Lorsqu'elles rendent compte de l'évolution des prix des logements, les agences immobilières utilisent deux mesures différentes : le prix moyen des logements et le prix de référence des logements. Ces deux mesures donnent des indications différentes sur les tendances des prix et sur l'évolution du marché à court et à long terme.
- Le prix moyen d'un logement est calculé en additionnant le prix de vente de tous les logements vendus au cours d'une période donnée, puis en le divisant par le nombre de transactions. On obtient ainsi le prix moyen par unité. Toutefois, comme la composition des logements vendus peut varier considérablement d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre, les tendances du prix moyen d'un logement peuvent être plus volatiles et ne donnent pas toujours une image précise de la vente la plus courante sur un marché donné.
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Le prix d'un logement de référence est basé sur un indice élaboré en fonction des caractéristiques spécifiques du logement et de leur évolution en termes de demande et de valeur pour les acheteurs au fil du temps. Il donne une image plus précise du type de logement le plus couramment vendu sur un marché spécifique, et qui a évolué au fil du temps. Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®), créé et utilisé par l'Association canadienne de l'immobilier (ACI), est un exemple de prix de référence. Cet indice est basé sur plus de 15 ans de données exclusives du système MLS de l'ACI, ainsi que sur des modèles statistiques permettant de déterminer le type et la valeur « typiques » d'une maison sur un marché donné.
Qu'est-ce que le ratio ventes/nouvelles inscriptions ?
Le ratio ventes/nouvelles inscriptions est une mesure utilisée par les agences immobilières pour évaluer le niveau de concurrence au sein d'un marché immobilier donné, et pour déterminer s'il s'agit d'un marché « équilibré », c'est-à-dire plus favorable aux acheteurs ou aux vendeurs. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions est calculé en divisant le nombre de ventes de logements par le nombre de logements nouvellement inscrits sur le marché au cours d'une période donnée. Par exemple, s'il y a eu 500 ventes de logements dans une ville donnée au cours du mois de mars et que 750 logements ont été mis sur le marché, le ratio ventes/nouvelles inscriptions sera le suivant :
(500/750)*100 = un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 66%
Selon l'Association canadienne de l'immobilier :
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Un ratio de 45 à 65 % est considéré comme un marché équilibré. Cela signifie que l'offre de logements disponibles à la vente est suffisante pour répondre à la demande des acheteurs. Ces conditions contribuent à la stabilité de la croissance des prix de l'immobilier et les acheteurs sont moins susceptibles d'être confrontés à des situations d'offres multiples excessives qui peuvent faire grimper les prix.
- Un ratio inférieur à 45 % est considéré comme un marché d'acheteurs. Cela signifie qu'il y a une offre excédentaire de logements à vendre et une demande insuffisante de la part des acheteurs. Les prix des logements ont tendance à baisser sur les marchés d'acheteurs, car les logements se vendent souvent à un prix inférieur à leur prix d'inscription, et les offres multiples sont moins fréquentes..
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Un ratio supérieur à 65 % est considéré comme un marché de vendeurs. Il s'agit d'un marché où il y a trop peu de logements disponibles à la vente pour satisfaire la demande des acheteurs, et où la concurrence pour l'achat des logements est féroce. Les prix des logements sont plus élevés dans les marchés de vendeurs, car les acheteurs doivent souvent se livrer à des guerres d'enchères pour le même bien.
L'impact du test de résistance sur l'octroi d'un prêt hypothécaire
Le test de résistance hypothécaire est une exigence de qualification hypothécaire qui garantit que les emprunteurs peuvent encore se permettre d'effectuer leurs paiements en cas de hausse des taux d'intérêt. Les demandeurs d'hypothèque doivent prouver qu'ils peuvent encore payer leur hypothèque dans le plus élevé des deux scénarios suivants :
- Le taux hypothécaire qu'ils reçoivent de leur prêteur, plus 2 %.
- Le taux admissible minimal (TAM), qui est actuellement de 5,25 %. Toutefois, étant donné qu'aucun taux hypothécaire contractuel n'est actuellement disponible à 3,25 % ou moins, ce seuil est obsolète et le restera à moins que les taux hypothécaires canadiens ne baissent considérablement.
Par exemple, supposons que vous obteniez un taux hypothécaire de 5 % auprès de votre prêteur hypothécaire. Vous devriez en fait avoir les critères d'emprunt suffisants - tels que le revenu, les ratios d'endettement, le montant de l'acompte, etc. - pour obtenir un prêt hypothécaire à 7 %.
Le test de résistance hypothécaire réduit également le montant du prêt hypothécaire auquel les emprunteurs peuvent prétendre. En effet, un taux hypothécaire plus élevé se traduit par une mensualité plus importante pour couvrir le coût supplémentaire de l'emprunt.
Par exemple, supposons qu'un emprunteur dispose d'un revenu familial de 100 000 dollars et qu'il achète une maison dont le prix est de 454 161 dollars, avec un acompte de 50 000 dollars. Cependant, comme l'emprunteur doit se qualifier à un taux de 7,64 %, le prix d'achat auquel il se qualifierait en réalité ne serait que de 387 670 $, soit une différence de 66 691 $.
Questions fréquemment posées
Les prix des logements au Canada sont-ils en baisse ?
En septembre 2025, les prix des logements au Canada sont demeurés globalement stables. L'ACI a indiqué un prix moyen national de 664 078 $, en hausse de 1,8 % par rapport à l’année précédente, mais stable sur une base mensuelle. Si les ventes ont repris au cours des derniers mois, cela ne s’est pas encore traduit par une hausse significative des prix, offrant ainsi aux acheteurs une fenêtre d’opportunité pour acheter à des coûts relativement bas.
Quel est le coût moyen d'une maison au Canada ?
En septembre 2025, le prix moyen national d’une maison au Canada s’élevait à 664 078 $.
Dois-je acheter une maison au Canada maintenant ou attendre la fin de l'année 2025 ?
Il peut être tentant d'essayer d'investir à temps dans le marché immobilier canadien, mais si vous cherchez à acheter une propriété pour y vivre, la décision doit être prise en fonction de votre situation financière et de vos besoins spécifiques en matière de logement.
Historiquement, l'immobilier canadien s'est apprécié à long terme. La croissance s'est notamment accélérée en janvier 2015, lorsque la Banque du Canada a abaissé son taux de référence à 0,75 % - sa première baisse depuis 2010 - mettant fin à l'une des plus longues périodes de maintien des taux jamais enregistrées. Les prix des logements ont de nouveau explosé au cours des premières années de la pandémie, car les ordonnances de blocage, associées à un taux de référence historiquement bas de 0,25 %, ont permis aux ventes et aux prix des logements d'atteindre un nouveau record. En décembre 2020, les prix ont augmenté de 17 % et, en février 2022, le prix moyen national des logements a atteint le record historique de 816 720 dollars.
Toutefois, la demande immobilière s'est brusquement inversée lorsque la Banque du Canada a mis en place un cycle de dix hausses de taux entre mars 2022 et juillet 2023, qui a fait passer le coût de référence des emprunts à 5 %. Depuis, les prix des logements ont chuté d'environ 15 %, mais restent très élevés par rapport à ce qu'ils étaient avant la pandémie.
Même si la Banque du Canada a prévu cinq réductions de taux en 2024, les conditions générales d'accessibilité restent difficiles pour de nombreux Canadiens, étant donné que les taux d'intérêt sont encore considérablement plus élevés qu'ils ne l'étaient pendant la pandémie.
Où les prix des logements sont-ils les plus élevés au Canada ?
Les marchés immobiliers les plus chers du Canada sont ceux de Vancouver et de Toronto, où le prix moyen d'un logement reste supérieur à 1 million de dollars, en particulier pour les maisons individuelles. Sur ces marchés, les primo-accédants à la propriété et les emprunteurs ayant un ratio élevé sont généralement limités à l'achat d'appartements en copropriété ou en strate.
Quel est le montant moyen d'un prêt hypothécaire ?
En décembre 2024, le paiement mensuel moyen d'un prêt hypothécaire au Canada s'élèvera à 2 141 $.
Quel est le taux hypothécaire le plus bas au Canada ?
À ce jour, le 7/01/2026, le meilleur taux hypothécaire fixe de 5 ans à rapport élevé au Canada est de 3.89%, tandis que le meilleur taux d'hypothèque variable à 5 ans à rapport élevé disponible au Canada est de 3.45%.
Dans quelle province du Canada les maisons sont-elles les moins chères ?
La Saskatchewan figure souvent parmi les provinces où l'immobilier est le plus abordable. Par exemple, à Regina, la capitale de la province, le prix moyen des maisons s'élevait à environ 313 400 $ en décembre 2024, ce qui est nettement inférieur à la moyenne nationale. D'autres provinces, comme le Manitoba et certaines régions du Canada atlantique, ont également tendance à afficher des coûts de logement inférieurs à ceux des grands marchés de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique. Toutefois, les conditions du marché évoluent au fil du temps. Il est donc judicieux de consulter les listes locales et de s'adresser à des professionnels de l'immobilier pour obtenir les informations les plus récentes.
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