Accessibilité du logement au Canada et tendances du marché
Faits saillants
- L'accessibilité à la propriété au Canada s'est améliorée en janvier 2026, le revenu requis pour acheter une maison ayant diminué dans 12 des 13 principaux marchés, principalement en raison de la baisse des prix des maisons.
- Le taux moyen du test de résistance hypothécaire, basé sur un prêt hypothécaire fixe typique de cinq ans, s'est établi à 6,40 % (en baisse de 0,06 % par rapport à décembre).
Qu'est-ce qui a changé dans l'accessibilité au logement au Canada en janvier?
Selon le dernier rapport sur l'accessibilité au logement de Ratehub.ca, l'abordablité s'est améliorée dans presque tous les principaux marchés immobiliers canadiens en janvier 2026. Les acheteurs ont principalement bénéficié de la baisse des prix des logements. Bien que le taux hypothécaire fixe moyen sur cinq ans utilisé dans le rapport ait légèrement diminué pour s'établir à 4,40 %, ramenant le taux du test de résistance à 6,40 %, cette légère baisse n'a eu qu'une incidence limitée sur les niveaux d'admissibilité.
C'est à Vancouver que l'amélioration a été la plus marquée. Un ralentissement prononcé des ventes, combiné à une augmentation des stocks, a réduit la pression sur les prix, entraînant une baisse de 12 900 $ du prix moyen des logements. Cela s'est traduit par une réduction de 3 600 $ du revenu requis pour être admissible et par une économie mensuelle de 100 $ pour les acheteurs par rapport à décembre. Toronto et Ottawa ont également enregistré des gains notables. À Toronto, le prix moyen des maisons a diminué de 7 100 $ d'un mois à l'autre, réduisant de 2 320 $ le revenu requis pour acheter une maison moyenne. Ottawa a connu une baisse de 7 000 $ du prix moyen des maisons, ce qui a abaissé le seuil de revenu requis de 1 940 $.
Montréal s'est distinguée comme le seul marché où l'abordabilité s'est détériorée. Les prix des maisons ont augmenté de 6 600 $ par rapport au mois précédent pour atteindre 579 900 $. Cette hausse des prix a fait augmenter de 680 $ le revenu requis pour être admissible à un prêt hypothécaire.

Test de résistance hypothécaire en fonction du revenu requis par mois
Guide sur l'accessibilité du logement au Canada
Jamie David, Directrice principale du marketing et des opérations hypothécaires
Mise à jour de mai sur le logement au Canada
Selon l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), le marché immobilier canadien a montré des signes de stabilité en novembre, les ventes nationales de maisons n’ayant reculé que de 0,6 % d’un mois à l’autre, une baisse modeste qui reflète davantage une pause qu’un nouveau ralentissement. Bien que les ventes demeurent en baisse d’environ 11 % par rapport à l’an dernier, l’activité s’est largement stabilisée depuis l’été, contribuant au maintien de l’équilibre global du marché. Les nouvelles inscriptions ont également diminué, en recul de 1,6 % d’un mois à l’autre, ce qui a aidé à prévenir tout déséquilibre marqué du marché. Par conséquent, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a légèrement augmenté, passant de 52,2 % en octobre à 52,7 %, demeurant ainsi solidement dans la zone d’équilibre du marché. Les stocks sont également restés stables à 4,4 mois, un niveau proche des normes à long terme et clairement situé dans la zone d’équilibre.
Parallèlement, les prix des maisons ont légèrement fléchi, l’indice des prix des propriétés MLS® ayant reculé de 0,4 % par rapport au mois précédent et de 3,7 % en glissement annuel, ce qui laisse croire que certains vendeurs ont consenti à des concessions modestes afin de conclure des transactions avant la fin de l’année. Le prix de vente moyen national a diminué de 2 % d’une année à l’autre pour s’établir à 682 219 $. Dans l’ensemble, les données de novembre dressent le portrait d’un marché qui demeure stable à l’approche de 2026 : les ventes ont ralenti par rapport à la vigueur observée au milieu de l’année, l’offre reste bien alignée sur la demande et les prix s’assouplissent légèrement, laissant aux acheteurs une marge de négociation soutenue à un moment où les coûts d’emprunt semblent proches de leur creux probable pour ce cycle de taux.
Prix moyen des logements par ville et par mois
Ventes nationales par rapport aux taux hypothécaires fixes et variables
*Les données nationales sur les ventes de logements pour le mois de décembre ne sont pas encore disponibles, car les données sur les ventes de logements pour un mois donné ne sont pas publiées avant le mois suivant. Les données de décembre seront disponibles à la mi-janvier, lors de la publication des chiffres de vente de logements par l'ACI.
Prix de référence vs. prix moyen
Lorsqu'elles rendent compte de l'évolution des prix des logements, les agences immobilières utilisent deux mesures différentes : le prix moyen des logements et le prix de référence des logements. Ces deux mesures donnent des indications différentes sur les tendances des prix et sur l'évolution du marché à court et à long terme.
- Le prix moyen d'un logement est calculé en additionnant le prix de vente de tous les logements vendus au cours d'une période donnée, puis en le divisant par le nombre de transactions. On obtient ainsi le prix moyen par unité. Toutefois, comme la composition des logements vendus peut varier considérablement d'un mois à l'autre ou d'une année à l'autre, les tendances du prix moyen d'un logement peuvent être plus volatiles et ne donnent pas toujours une image précise de la vente la plus courante sur un marché donné.
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Le prix d'un logement de référence est basé sur un indice élaboré en fonction des caractéristiques spécifiques du logement et de leur évolution en termes de demande et de valeur pour les acheteurs au fil du temps. Il donne une image plus précise du type de logement le plus couramment vendu sur un marché spécifique, et qui a évolué au fil du temps. Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®), créé et utilisé par l'Association canadienne de l'immobilier (ACI), est un exemple de prix de référence. Cet indice est basé sur plus de 15 ans de données exclusives du système MLS de l'ACI, ainsi que sur des modèles statistiques permettant de déterminer le type et la valeur « typiques » d'une maison sur un marché donné.
Qu'est-ce que le ratio ventes/nouvelles inscriptions ?
Le ratio ventes/nouvelles inscriptions est une mesure utilisée par les agences immobilières pour évaluer le niveau de concurrence au sein d'un marché immobilier donné, et pour déterminer s'il s'agit d'un marché « équilibré », c'est-à-dire plus favorable aux acheteurs ou aux vendeurs. Le ratio ventes/nouvelles inscriptions est calculé en divisant le nombre de ventes de logements par le nombre de logements nouvellement inscrits sur le marché au cours d'une période donnée. Par exemple, s'il y a eu 500 ventes de logements dans une ville donnée au cours du mois de mars et que 750 logements ont été mis sur le marché, le ratio ventes/nouvelles inscriptions sera le suivant :
(500/750)*100 = un ratio ventes/nouvelles inscriptions de 66%
Selon l'Association canadienne de l'immobilier :
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Un ratio de 45 à 65 % est considéré comme un marché équilibré. Cela signifie que l'offre de logements disponibles à la vente est suffisante pour répondre à la demande des acheteurs. Ces conditions contribuent à la stabilité de la croissance des prix de l'immobilier et les acheteurs sont moins susceptibles d'être confrontés à des situations d'offres multiples excessives qui peuvent faire grimper les prix.
- Un ratio inférieur à 45 % est considéré comme un marché d'acheteurs. Cela signifie qu'il y a une offre excédentaire de logements à vendre et une demande insuffisante de la part des acheteurs. Les prix des logements ont tendance à baisser sur les marchés d'acheteurs, car les logements se vendent souvent à un prix inférieur à leur prix d'inscription, et les offres multiples sont moins fréquentes..
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Un ratio supérieur à 65 % est considéré comme un marché de vendeurs. Il s'agit d'un marché où il y a trop peu de logements disponibles à la vente pour satisfaire la demande des acheteurs, et où la concurrence pour l'achat des logements est féroce. Les prix des logements sont plus élevés dans les marchés de vendeurs, car les acheteurs doivent souvent se livrer à des guerres d'enchères pour le même bien.
L'impact du test de résistance sur l'octroi d'un prêt hypothécaire
Le test de résistance hypothécaire est une exigence de qualification hypothécaire qui garantit que les emprunteurs peuvent encore se permettre d'effectuer leurs paiements en cas de hausse des taux d'intérêt. Les demandeurs d'hypothèque doivent prouver qu'ils peuvent encore payer leur hypothèque dans le plus élevé des deux scénarios suivants :
- Le taux hypothécaire qu'ils reçoivent de leur prêteur, plus 2 %.
- Le taux admissible minimal (TAM), qui est actuellement de 5,25 %. Toutefois, étant donné qu'aucun taux hypothécaire contractuel n'est actuellement disponible à 3,25 % ou moins, ce seuil est obsolète et le restera à moins que les taux hypothécaires canadiens ne baissent considérablement.
Par exemple, supposons que vous obteniez un taux hypothécaire de 5 % auprès de votre prêteur hypothécaire. Vous devriez en fait avoir les critères d'emprunt suffisants - tels que le revenu, les ratios d'endettement, le montant de l'acompte, etc. - pour obtenir un prêt hypothécaire à 7 %.
Le test de résistance hypothécaire réduit également le montant du prêt hypothécaire auquel les emprunteurs peuvent prétendre. En effet, un taux hypothécaire plus élevé se traduit par une mensualité plus importante pour couvrir le coût supplémentaire de l'emprunt.
Par exemple, supposons qu'un emprunteur dispose d'un revenu familial de 100 000 dollars et qu'il achète une maison dont le prix est de 454 161 dollars, avec un acompte de 50 000 dollars. Cependant, comme l'emprunteur doit se qualifier à un taux de 7,64 %, le prix d'achat auquel il se qualifierait en réalité ne serait que de 387 670 $, soit une différence de 66 691 $.
Questions fréquemment posées
Les prix des logements au Canada sont-ils en baisse ?
En janvier 2026, les prix des maisons au Canada ont légèrement reculé. Selon l'Association canadienne de l'immeuble (ACI), le prix moyen national des maisons s'établissait à 652 941 $, soit une baisse de 2,6 % par rapport à l'année précédente. Le ralentissement des ventes et l'augmentation des stocks au cours des derniers mois ont contribué à ce léger recul. Bien que les prix n'aient pas chuté de manière spectaculaire à l'échelle nationale, la tendance à la baisse suggère que les acheteurs ont de meilleures chances d'entrer sur le marché.
Quel est le coût moyen d'une maison au Canada ?
En janvier 2026, le prix moyen d'une maison au Canada était de 652 941 $.
Dois-je acheter une maison au Canada maintenant ou attendre la fin de l'année 2025 ?
Il peut être tentant d'essayer d'investir à temps dans le marché immobilier canadien, mais si vous cherchez à acheter une propriété pour y vivre, la décision doit être prise en fonction de votre situation financière et de vos besoins spécifiques en matière de logement.
Historiquement, l'immobilier canadien s'est apprécié à long terme. La croissance s'est notamment accélérée en janvier 2015, lorsque la Banque du Canada a abaissé son taux de référence à 0,75 % - sa première baisse depuis 2010 - mettant fin à l'une des plus longues périodes de maintien des taux jamais enregistrées. Les prix des logements ont de nouveau explosé au cours des premières années de la pandémie, car les ordonnances de blocage, associées à un taux de référence historiquement bas de 0,25 %, ont permis aux ventes et aux prix des logements d'atteindre un nouveau record. En décembre 2020, les prix ont augmenté de 17 % et, en février 2022, le prix moyen national des logements a atteint le record historique de 816 720 dollars.
Toutefois, la demande immobilière s'est brusquement inversée lorsque la Banque du Canada a mis en place un cycle de dix hausses de taux entre mars 2022 et juillet 2023, qui a fait passer le coût de référence des emprunts à 5 %. Depuis, les prix des logements ont chuté d'environ 15 %, mais restent très élevés par rapport à ce qu'ils étaient avant la pandémie.
Même si la Banque du Canada a prévu cinq réductions de taux en 2024, les conditions générales d'accessibilité restent difficiles pour de nombreux Canadiens, étant donné que les taux d'intérêt sont encore considérablement plus élevés qu'ils ne l'étaient pendant la pandémie.
Où les prix des logements sont-ils les plus élevés au Canada ?
Les marchés immobiliers les plus chers du Canada sont ceux de Vancouver et de Toronto, où le prix moyen d'un logement reste supérieur à 1 million de dollars, en particulier pour les maisons individuelles. Sur ces marchés, les primo-accédants à la propriété et les emprunteurs ayant un ratio élevé sont généralement limités à l'achat d'appartements en copropriété ou en strate.
Quel est le montant moyen d'un prêt hypothécaire ?
En décembre 2024, le paiement mensuel moyen d'un prêt hypothécaire au Canada s'élèvera à 2 141 $.
Quel est le taux hypothécaire le plus bas au Canada ?
À ce jour, le 3/03/2026, le meilleur taux hypothécaire fixe de 5 ans à rapport élevé au Canada est de 3.69%, tandis que le meilleur taux d'hypothèque variable à 5 ans à rapport élevé disponible au Canada est de 3.35%.
Dans quelle province du Canada les maisons sont-elles les moins chères ?
La Saskatchewan figure souvent parmi les provinces où l'immobilier est le plus abordable. Par exemple, à Regina, la capitale de la province, le prix moyen des maisons s'élevait à environ 313 400 $ en décembre 2024, ce qui est nettement inférieur à la moyenne nationale. D'autres provinces, comme le Manitoba et certaines régions du Canada atlantique, ont également tendance à afficher des coûts de logement inférieurs à ceux des grands marchés de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique. Toutefois, les conditions du marché évoluent au fil du temps. Il est donc judicieux de consulter les listes locales et de s'adresser à des professionnels de l'immobilier pour obtenir les informations les plus récentes.
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