Assurance habitation: ce qui influence votre coût

Idriss Bouhmouch
by Idriss Bouhmouch juin 2, 2015 / No Comments

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Plusieurs éléments entrent en ligne de compte dans l’évaluation de votre coût d’assurance habitation. Autant durant vos démarches pour trouver votre future propriété que lorsque vous serez propriétaire, il est important de surveiller ces éléments afin d’avoir le meilleur prix pour votre assurance habitation et de limiter les risques. Rappelons en effet que le coût de votre assurance est directement lié au risque que présente votre demeure.

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L’âge de la plomberie, du chauffe-eau et la présence d’un clapet antiretour

L’âge de la plomberie, et par le fait même le type de tuyaux utilisés, joue pour beaucoup dans le calcul du risque de fuites d’eau. Les tuyaux en acier galvanisé, installés jusque dans les années 1950 environ, ont une durée de vie maximale de 40 à 50 ans. Quant au chauffe-eau, les assureurs estiment leur vie utile entre 10 et 12 ans. Au-delà de ces limites, les assureurs pourraient vous demander de changer votre plomberie ou votre chauffe-eau.

Une autre cause importante de dégâts d’eau est l’absence de clapet antiretour, ce qui provoque la montée des eaux d’égout dans votre sous-sol. Sachez que le clapet antiretour est maintenant obligatoire pour les constructions neuves. Certaines municipalités ont même adoptées un règlement obligeant les propriétaires de se prémunir d’un clapet antiretour.

L’âge des fils électriques, l’ampérage et le type de disjoncteurs

Les vieux câblages ne possédant pas de mise à terre ainsi que les câblages en aluminium, populaires durant les années 1970, peuvent représenter un risque d’incendie. L’usure et les réparations au fil des ans diminuent la fiabilité de ces installations. Plus rarement, on trouve aussi des maisons munies de câblages sur boutons et tubes de porcelaine. Dans ce cas, il est fortement recommandé de moderniser votre système électrique.

Notez que les vieilles installations sont souvent connectées à des entrées électriques de 60 ampères, maintenant jugées trop faibles pour répondre aux besoins actuels en électricité d’un logement. Derniers points à surveiller : les boîtes de distribution électriques munies de fusibles peuvent aussi augmenter le risque d’incendie. Les boîtes électriques avec des disjoncteurs offrent une meilleure protection contre les incendies de nature électrique.

Le système de chauffage

Les différents types de systèmes de chauffage ont leurs dangers respectifs, dont certains sont plus grands que d’autres. Le chauffage au poêle à bois est sans doute le plus dangereux s’il est mal installé. Les compagnies d’assurance peuvent même demander une inspection s’ils jugent que votre installation est trop vieille ou à risque.

Le chauffage au mazout, particulièrement le réservoir ainsi que l’alimentation vers le brûleur, peut poser problème s’il a plus de 25 ans lorsque situé à l’intérieur et plus de 10 ans lorsque situé à l’extérieur. Au-delà de cet âge, les réservoirs ont tendance à rouiller et peuvent causer d’importants déversements. Les coûts de nettoyage et de décontamination dans le cas d’un déversement de mazout ou d’huile à chauffage sont très importants. Mentionnons enfin que le chauffage électrique est le plus recommandé par les assureurs.

Autres éléments importants à considérer

  • Présence d’un système d’alarme et de détecteurs de fumée
  • Proximité d’une borne-fontaine ou d’une caserne
  • Type de recouvrement extérieur
  • Utilisation non résidentielle d’une partie de la propriété