Les canadiens adoptent les services bancaires mobiles

Idriss Bouhmouch
by Idriss Bouhmouch mai 10, 2012 / No Comments

Les bénéfices à posséder un téléphone intelligent sont nombreux: traiter des problèmes au travail à savoir quel est le chemin pour partir de la maison, rester connecté avec les amis et la famille, et même utile à trouver la réponse à cette question tard la nuit à propos de John Travolta.  Mais pour des millions de canadiens, les téléphones intelligents sont devenus la méthode principale pour payer leurs factures et vérifier leurs comptes bancaires. Ils peuvent même magasiner leur hypothèque sur le site de ratehub.ca!

Le pas vers l’avant qu’a pris le système bancaire mobile est parallèlement lié avec le “grand amour” qu’ont les canadiens avec les téléphones intelligents, explique Kaan Yigit, président de Solution Research Group.

Cinq ans auparavant, le pourcentage de la population qui utilisait des téléphones intelligents était mois de 10%.  “Puis le iPhone a changé la done,” raconte Mr. Yigit.

Si vous regardez les chiffres maintenant, c’est époustouflant.  Nous sommes au delà de 10 millions d’utilisateurs de téléphones intelligents au Canada, et prêt de 3,5 millions d’utilisateurs d’applications bancaires mobiles ont fait leur apparition dans les trois dernières années.”

Les canadiens sont portés vers ces systèmes mobiles car ils sont “pauvres en temps,” dit-il.  “C’est ce qui dirige beaucoup de décisions.”

L’introduction des systèmes bancaires en ligne, il y a 16 ans de cela, a ouvert la voie vers les systèmes bancaires mobiles, ajoute Mr. Yigit.  Dans ce temps, les gens étaient très inquiets par rapport à la sécurité d’utilisation de tels systèmes.  Mais au fur et à mesure que leur confiance ait augmenté envers ces systèmes, ils se sont tournés vers les systèmes mobiles.

Je crois que les gens voient les applications de systèmes bancaires mobiles de la même façon que les systèmes bancaires en ligne, sauf qu’ils les tiennent dans leurs mains et qu’ils les trouvent extrêmement pratiques pour transférer leur argent ou payer leur comptes,” explique-t-il.  “Vous n’avez pas à rester devant votre ordinateur le soir et planifier votre séance.  Vous attendez votre sandwich au restaurant local et vous dîtes: “tiens, j’ai oublié de payer mon compte Visa.”  Clique clique, c’est fait.”

De plus, il faut tenir compte que les applications mobiles sont généralement plus faciles à utiliser que les systèmes en ligne, dit Mr. Yigit.

Sur l’écran de votre [ordinateur] vous avez des millions de choix différents – quelque chose à gauche, quelque chose à droite – tandis que les applications mobiles vont droit au but,” confirme-t-il. “C’est portable, facile à utiliser et très rapide.”

Sharad Ojha, le dirigeant de stratégies des canaux mobiles pour la banque Royale du Canada, dit que les utilisateurs de systèmes bancaires mobiles compte pour 7% de la clientèle de RBC.

Depuis la lancée de notre application bancaire mobile en décembre 2010, 1,35 millions de nos clients l’on téléchargé,” dit-il, “si nous comparons l’adoption de cette application aux autres systèmes, l’adoption du domaine mobile est nettement supérieure [aux autres].”

Une étude de la RBC produite en fin 2011 nous apprend que la majorité des utilisateurs sont âgés entre 18 et 40 ans, dit Mr. Ojha, avec deux sommets d’âge à 22-24 ans et 35-40 ans.

Pour les 18 à 24 ans, ils commencent à peine et les téléphones mobiles sont une partie intégrante de leur vie, c’est un ajustement logique,” ajoute-t-il.  “Mais lorsque nous regardons les clients entre 35 et 40 ans, les applications mobiles sont simplement une commodité.  Elles rendent leurs vies plus productives et pratiques.”

Steve Tyers, le vice-président de eChannels pour la CIBC, explique que lorsque l’application fût lancée en 2010, les gens la mettaient en essaie, se connectant pour vérifier leurs comptes bancaires.  Mais depuis la fin de l’année dernière il y a eu un changement, dit-il: 5% de toutes les factures ont été payées par l’entremise de l’application mobile de CIBC.

Malgré la popularité croissante des applications mobiles, les questions de sécurité restent une préoccupation courante.  Lors d’un récent sondage mené par ING direct sur 700 utilisateurs de téléphones intelligents, deux tiers des répondants ont affirmé que la sécurité était leur préoccupation principale par rapport à l’utilisation de systèmes bancaires mobiles.

Mr. Ojha rassure les clients en confirmant que la garantie RBC sur les systèmes bancaires en ligne s’applique aussi pour leur système mobile.  “Si une transaction frauduleuse se produit, RBC est responsable pour la transaction et RBC remboursera la totalité des pertes,” dit-il.  (Mr. Tyers affirme que la CIBC offre la même garantie.)

Mr. Yigit pense que les applications mobiles évinceront les systèmes bancaires en ligne au fil du temps lorsque les applications mobiles deviendront plus sophistiquées.  “Plus les applications mobiles permettront de faire ce qu’il est possible de faire en ligne, plus elles deviendront la façon privilégiée de traitements bancaires pour les gens,” dit-il.

Le nombre de téléphones intelligents au Canada va dépasser le nombre de ménages avec l’Internet dans les prochains six mois, le changement ne sera pas perçu, et nos enfants diront: ‘vous deviez vous connecter sur cet écran pour faire quoi?’”

Ce changement vers l’ère mobile changera peut-être aussi qui sont les grands joueurs de l’industrie bancaire, explique Mr. Yigit.  Alors que les cinq banques principales du Canada avaient l’avantage grâce à leurs infrastructures (comme leurs succursales et leurs guichets automatiques), les systèmes bancaires mobiles donnent des opportunités aux plus petits joueurs moins traditionnels.

D’un seul coup, ils se retrouvent égaux sur les écrans mobiles,” élabore-t-il.

Selon Mr. Yigit, la prochaine phase est d’être capable d’utiliser vos téléphones intelligents pour faire des achats, sans nécessité d’avoir une carte de plastique en main.  Un sondage mené l’année dernière sur 419 utilisateurs de téléphones intelligents par le Solution Research Group révéla que 66% des gens entre 18 et 34 ans seraient intéressés à ce que leur appareil puisse leur permettre d’acheter de la marchandise en magasin.

Cette fonction est très en demande,” affirme Mr. Yigit.

Un autre préoccupation: Que ce produit-il lors d’une perte de téléphone? Est-il possible que quelqu’un l’utilise pour frauder une carte de crédit?

Ces problèmes doivent évidemment être adressés,” rassure Mr. Yigit, “et une fois cela fait, vous constaterez que les applications bancaires se démarqueront encore plus.”